
Cet été, la Tunisie accueillera un nouvel événement culturel ambitieux qui promet de faire rire des milliers de spectateurs : Le Café des Délires, un festival de stand-up imaginé à l'initiative de l'humoriste franco-tunisien Hakim Jemili, en collaboration avec The Comedy Nights.
Les 10 et 11 août au Golden Tulip de Gammarth, puis les 14 et 15 août à Dar Oomi à Zarzis, le public tunisien pourra assister à quatre soirées réunissant plusieurs des grands noms de l'humour francophone, parmi lesquels Nawell Madani, Fadily Camara, Nordine Ganso, Ilyes Djadel, Brahim Bouhlel, Coco Makmak ou encore Nidhal Saadi.
Mais derrière cette programmation prestigieuse se cache une histoire plus profonde.
À travers Le Café des Délires, Hakim Jemili démontre qu'une diaspora ne se limite pas à porter les couleurs de son pays à l'étranger. Elle peut aussi choisir de revenir, d'investir, de créer et de produire en Tunisie, pour un public tunisien. Une démarche qui illustre une autre facette de l'attachement au pays : mettre son expérience, son réseau et sa notoriété au service de la scène culturelle nationale.
Le projet ambitionne d'installer un rendez-vous annuel consacré à l'humour, tout en participant au développement de l'industrie événementielle tunisienne. Les organisateurs souhaitent faire du Café des Délires un événement capable d'attirer aussi bien les Tunisiens que les visiteurs étrangers, contribuant ainsi au rayonnement culturel du pays.
Le concept dépasse d'ailleurs les simples soirées de spectacle. Entre les représentations, les artistes découvriront Tunis, puis prendront la route vers le sud avant de rejoindre Zarzis et Djerba, offrant ainsi une vitrine touristique à plusieurs régions du pays. Une manière originale d'associer culture, découverte et promotion de la destination Tunisie.
L'identité visuelle du festival a été confiée à l'artiste tunisien eL Seed, dont la création s'inspire de la longue tradition tunisienne du rire partagé, depuis le Karakouz et les cafés chantants jusqu'au stand-up contemporain. Le Café des Délires s'inscrit ainsi dans la continuité d'une culture populaire profondément ancrée dans l'histoire du pays, tout en lui offrant une nouvelle scène ouverte aux humoristes tunisiens, français et francophones.
Les organisateurs annoncent également une importante couverture médiatique en Tunisie comme en France, avec une diffusion prévue sur une plateforme française, donnant à l'événement une visibilité dépassant largement les frontières tunisiennes.
Autre dimension du projet : une partie des revenus sera reversée à une association, confirmant la volonté des initiateurs de donner à ce festival une portée culturelle, touristique mais aussi solidaire.
Avec Le Café des Délires, Hakim Jemili ne propose donc pas seulement un festival d'humour. Il signe un projet qui relie les deux rives de la Méditerranée, illustre le dynamisme de la diaspora tunisienne et rappelle que les talents installés à l'étranger peuvent aussi contribuer directement au développement culturel, touristique et économique de leur pays d'origine. Une initiative qui pourrait bien inscrire la Tunisie parmi les nouvelles scènes incontournables du stand-up francophone.







